MES SOUVENIRS DU JAPON
par Benjamin
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Le Judo Club Limours, en association avec l’AJES (Association Judo Etréchy Saint-Chéron), a permis à un groupe de judokas de partir au Japon, du 7 au 17 avril 2003.
Après
environ douze heures d’avion nous sommes arrivés à l’aéroport de Tokyo-Narita.
Une fois le bureau de l’immigration passé, première surprise … Les bagages
avaient été déchargés du tapis roulant et nous attendaient. Ensuite nous
avons pris le bus pour rejoindre Kofu où
nous étions hébergés.
Donc,
après quatre heures de bus, nous sommes arrivés au Midorigaoka.
Cet hébergement qui ouvrait ses portes pour la première fois à des étrangers,
était un logement type universitaire avec des chambres de 8 lits (4 fois 2 lits
superposés). Nous avons pu faire le tour du propriétaire guidés par le gérant.
Ce fut assez difficile puisque celui-ci ne parlait pas un mot anglais,
heureusement que des étudiants qui devaient nous accompagner tout le séjour étaient
là et nous expliquaient ce que nous pouvions faire ou ne pas faire. Deux étudiantes
devaient vraisemblablement nous montrer comment faire nos lits et sur ce point
c’est comme partout, peut-être était ce parce que les draps étaient un
petit peu différents …. Les lits étaient des simples planches de bois avec
pour matelas un duvet épais de 5 cm tout au plus. Ainsi notre soirée (et oui
il était déjà 20h) s’est terminée dans un petit restaurant assez «occidentalisé»
ou nous avons pu, tout de même, manger «japonais».
Le
lendemain nous avions pour seul impératif d’être à l’entraînement de
judo à 17h. Nous avons donc passé la journée à nous balader dans
Kofu. Bien qu’ayant marché durant quatre heures, il est certain
que nous n’avions pas vu beaucoup de Kofu
car c’est tout de même une ville de deux millions d’habitants. On nous
avait prévenu d’être au dojo entre un quart d’heure et une demi-heure en
avance, afin d’être prêt à 17h précises, heure à laquelle l’entraînement
commencerait. Et effectivement à 17h très précise, tout commença.
Ce
premier entraînement se déroula avec la présence de la télévision locale et
d’une chaîne nationale. Il débuta par des étirements rapides. Puis s’en
suivit des traversées de tatami en exercices divers, tels que des roues,
roulades écarts, traversée en équilibre sur les mains, etc… Ensuite nous
avons fait 100 uchi-komi (répétition de mouvements sans résistance du
partenaire, ni chute). Nous avons fini par les randoris (les combats). Chacun a
fait un minimum de 6 combats de 4 minutes. Tous les entraînements du séjour se
sont déroulés ainsi.
Ce
soir là nous avons eu droit à un repas préparé par les étudiants. Ils
avaient mijoté trois soupes différentes. Ces soupes bien qu’un peu spéciales
de par leurs ingrédients étaient cependant très bonnes. Dans le même temps,
puisque prévu à l’avance, nous avions emmené du fromage bien français, du
saucisson, et du vin. Le saucisson a bien plu mais certains fromages … étaient
un peu trop forts.
Le
jour suivant (jeudi) nous sommes allés à Matsumoto
pour visiter le plus ancien château construit en bois encore intact. Sa
construction date de 1500 et c’est un des rares châteaux qui fut construit en
plaine. Une petite note ici, les escaliers avaient des marches très hautes et
très courtes alors, bien que cela ralentisse l’envahisseur, je me demande
comment avec leur armure ils arrivaient à les gravir…
Vendredi
fut une journée «consacrée» au sport. Le matin nous avons fait un match de
foot avec les japonais. Et non ce n’était pas France/Japon, les équipes ont
été constituées aussi bien avec des joueurs japonais que français. L’après-midi
il y avait entraînement de judo mais comme nous avions du temps nous sommes allés
à une source d’eaux chaudes. A vrai dire ce fut très décontractant mais
nous en sommes sortis épuisés, vidés par la chaleur de l’eau … Et
l’entraînement de judo qui suivit fut particulièrement difficile à
cause de ça. Nous avons ensuite dîné dans un restaurant de sushis un peu
particuliers. En fait, les plats circulaient sur un tapis roulant et on se
servait quand on voulait au passage.
Le jour qui suivit il y avait à Kofu
un défilé de samouraïs en armure. Et j’ai pu constater que leurs armures
sont tout aussi impressionnantes que celles de nos chevaliers du moyen âge.
Ensuite nous sommes allés dans un vignoble. En effet la province de Kofu
est productrice de vin et nous avons pu ainsi goûter au vin japonais. Mais ne
buvant pas d’alcool habituellement je n’aurais pas pu faire de comparaison.
En revanche, des «spécialistes» du groupe m’ont dit qu’il était bon mais
pas aussi bon que le vin français. Après cela nous sommes allés dans un
jardin où il y avait un cerisier vieux de 2000 ans. Nous avons fini la journée
par un bowling avec les étudiants.
Le dimanche était le premier jour en stay-home (dormir chez
l’habitant) pour les jeunes du groupe (à peu près tout le monde). Après la
répartition il était prévu qu’ils passent la journée dans les familles.
Nous retrouvant alors seul, monsieur Katsuhiro (le professeur de Judo du
club de l’université) nous emmena au mont Fuji-Yama.
La région des cinq lacs dans laquelle il se situe est vraiment très belle. Les
forêts sont très denses et monsieur Katsuhiro nous expliqua qu’il y
avait beaucoup de personnes qui s’y perdaient. Dans la région se trouvait une
grotte de glace. Nous avons pu la visiter, et lorsque nous sommes arrivés
devant l’entrée en tee-shirt (température
extérieure d’environ 25°C) nous avons pu ressentir l’air froid et l’on
s’est vite couvert pour rentrer. C’était une toute petite grotte, on en a
vite fait le tour. A l’intérieur, il y avait des stalactites de glace qui
mesuraient facilement 1m70 de long. Après cette petite journée nous sommes
rentrés à l’hébergement.
La journée du lundi était programmée : une petite promenade dans
le centre de Kofu. Cela s’annonçait donc :
boutiques et marché couvert. Occasion pour tous de trouver quelques souvenirs
à ramener. Nous avons donc passé la journée à marcher et le soir c’était
judo, qui a été suivi d’un repas préparé par monsieur Saïto
(professeur d’un club de judo privé). L’entrée du repas était faite de gâteau
de riz. C’est à dire que c’était du riz cuit collant, qu’on frappait
avec une sorte de maillet pour obtenir une pâte. Cette pâte était ensuite
roulée dans différents ingrédients (nato (lentilles fermentées !!!),
algues, noix). Ensuite nous avons eu droit à une bonne soupe qui a été arrosée
pour certains par un peu d’alcool (pour ceux qui ne conduisaient pas
uniquement car il est interdit de conduire si l’on a bu).
Avant dernier jour du séjour, les jeunes retournent à leur hébergement
et c’est journée libre. On décide alors de profiter une dernière fois des
bains d’eaux chaudes. Cette fois, nous allons dans un établissement qui
propose toutes sortes de bain (chaud, froid, à bulle, électrique), ainsi que
sauna et hammam. Personnellement je commençais juste à me faire à ces bains.
Puisque c’était notre dernière soirée avec les étudiants, nous avons dîné
dans un restaurant traditionnel. Nous étions assis par terre, table basse et
plat typiquement japonais. Ce fut d’ailleurs très bon. Soirée bien arrosée,
mais tout de même modérément, ceux qui avaient le plus bu étaient seulement
«joyeux». Nous avons terminé notre soirée dans un karaoké à chanter les
rares musiques françaises qu’ils proposaient et des musiques en anglais (la
lecture des caractères japonais étaient plutôt ardue J).
Dernier jour : Tokyo. Levés de
bonne heure, nous faisons quatre heures de bus. Ensuite nous commençons par un
tour dans le quartier de l’électronique. Des buildings avec sept ou huit étages,
chaque étage étant un magasin. Des produits high-tech qui ne sortiront en
France que dans un certain temps ou peut être pas du tout et qui pourtant sont
déjà moins chers que lors de leur future sortie française. Ensuite nous
sommes allés dans le quartier «branché» où il y avait des boutiques de vêtements
en tout genre et autres accessoires pour avoir le look à la mode. Enfin nous
avons terminé la journée dans le quartier autour de la gare par laquelle nous
étions arrivés avant de repartir.
Pour le retour (mercredi) nous nous sommes levés à 4h du matin, pour
avoir l’avion de 10h (il y avait encore quatre heures de bus pour aller à
l’aéroport). Le retour s’est passé sans problème, à ceci près que nous
aurions tous aimé prolonger le voyage encore un peu.
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