HISTORIQUE
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Au japon, 230 avant Jésus-Christ
L'histoire ancienne du Japon relate avec précision, 230 ans avant Jésus-Christ, le déroulement de combats à mains nues. Ce qui prouve que la lutte japonaise se pratiquait bien avant cette date, puisqu'il a fallu d'abord mettre au point, puis assimiler les techniques et les réglements.
Cette lutte s'appelait déjà le "Sumo", comme aujourd'hui, car elle est encore pratiquée au Japon par des hommes-montagnes, adipeux mais puissants et souples, qui subissent un entraînement très dur et sont vénérés de tout un peuple.
Dans les temps anciens, ces combats virils préparaient à la guerre, plus exactement au corps à corps. C'était le Kumi-uchi, qui donna naissance au "jiu-jitsu".
Le ju-jitsu, ancêtre du judo
Les japonais excellaient, au Moyen Age, aux divers arts martiaux utilisés pour la guerre : l'escrime, le tir à l'arc, le maniement de la lance, selon la tradition des samouraïs, mais aussi le combat à coups de poings et à coups de pieds, brutal et meurtrier ("karate-do") et le combat à mains nues (l'aïkido"), forme de jiu-jitsu ou en utilisant les outils agraires pour se défendre (Ko-Budo). Les moines, non nobles, qui se déplacaient très souvent ont fortement contribué au développement et à la diffusion de ces techniques.
"Jiu-jitsu" ou plutôt "Ju-jutsu" ( Ju : souplesse, Jutsu : technique ) : cet art d'attaque et de défense se développa surtout au XVII siècle, sous les noms de "Kumi-uchi" ou "Yamara" dont les techniques étaient très proches du judo actuel.
A la fin du XIX siècle, le port des armes étant réservé aux officiers et interdit au gens du peuple, il fallut recourir au jui-jitsu pour se défendre de ceux qui possédaient des armes.
Jigoro Kano, fondateur du judo moderne

Le début du XX siècle marqua pour le Japon la fin de la féodalité et de certaines traditions. Le jui-jitsu se mourrait. C'est alors qu'un petit homme frêle, fils de guerrier, Jikoro Kano ( 1860-1938 ), souvent brutalisé par ces camarades, résolut à 18 ans de prouver qu'il était aussi fort, plus fort que ceux qui le brimaient. Il fit une synthèse intelligente de toutes les méthodes enseignées et, en 1882, il fonda à Tokyo le " Kodokan " ( école pour apprendre la voie ).
Ses neuf premiers élèves signèrent leur inscription avec leurs sang. En 1886, il avait 98 élèves, dont il éduquait le corps et l'esprit. Quelques années plus tard, il avait convaincu tout le Japon, dans lequel on dénombre aujourd'hui plusieurs millions de pratiquants. Le Kodokan a décerné plus d'un million de ceintures noires.
En moins d'un demi-siècle, le monde fut à son tour conquis. La fédération internationale de judo fondée en 1951. S'il vivait encore le maître Kano pourrait fièrement relever la tête.
1882 : Création du Kodokan
Cap sur l'Europe et la France
En 1889, Jigoro Kano, toujours fidèle à sa mission de propagande du judo à travers le monde, débarque à Marseille et entreprend une série de démonstrations, sans grand succès. Il est plus heureux en Angleterre. Un Français, Guy de Mont-Grillard, plus connu sous le nom de Ré-Nié, se rend à Londres, assimile les techniques du judo et, en 1904, il ouvre la première salle de France, le premier "dojo" rue de Ponthieu à Paris.
Ernest Regnier écrit un livre " les secrets du Jui-Jitsu ". L'enseignement, mélange de lutte et de Ju-Jitsu attire et passionne l'aristocratie parisiennne en permettant à "un petit" de térasser "un grand". Des débordements lors de combats contraignent les autorités à réglementer les combats. La discipine tombe un peu dans l'oubli.
Mais le vrai judo va être révélé aux Français par un marin, l'enseigne de vaisseau le Prieur, qui alla conquérir au Kodokan la première ceinture noire Française en 1910 et publia un certain nombre d'ouvrages de vulgarisation.
Mais il fallut attendre 1933 pour que le judo s'organisât enfin et se fît connaître, grâce notamment à Jigoro Kano qui tint des conférence à Paris.
1889 : démonstrations de Jigoro Kano en Europe.
1900-1910 : apparition du Judo en Europe
1930 : Premiers championnats de judo, au Japon, à caractère officiel.
1933 : Conférence de Jigoro Kano sur le Judo en France. Mr Feldenkrais, auteur d'un livre sur le Ju-Jitsu et passionné d'art martiaux prend contact avec Mr Kano lors de cette conférence.
1934 : Mr Kano et Feldenkrais se rencontrent de nouveau.
M Kawaishi, père du judo français, ( 1900-1969 )

1935 : le Japonais Mikonosube Kawaishi, alors 4 dan, dirige une salle à Paris, rue Beaubourg. C'est lui qui "françisera" le judo en traduisant les mots japonais et en attribuant les couleurs actuelles aux ceintures inférieures. Il ouvre son prope dojo : le club franco-japonais.
1936 : fondation du Ju-Jitsu Club de France.
1938 : Décès de Jigoro Kano
1939 : M. Kawaishi rassemble tous les judokas parisiens au Jiu-jitsu-club de France. La première ceinture noire est décernée à l'un de ses élèves, Maurice Cottreau, bientôt suivi de Jean de Herdt.
1941 : création d'une section Judo à la fédération Française de lutte.
1943 : premiers championnats de France, salle Wagram, à Paris devant 3000 spectateurs. Vainqueur : de Herdt. Kawaishi en profite pour battre simultanément dix excellents judokas français.
1944 : départ de Mr Kawaishi.
1945 : on compte en France une cinquantaine de ceintures noires et déjà ont lieu les premières rencontres internationales.
1946 : le judo quitte la fédération de lutte. La fédération française de judo et de jiu-jitsu est fondée ( J.O du 5 décembre ).
1947 : première rencontre internationale pour la France, battue par l'Angleterre : 1-3 et un match nul.
1948 : M Kawaishi de retour du Japon prend la direction technique du judo et celle du collège des ceintures noires, structures créées pendant son absence.
1948 : création de l'union européenne de Judo.
1950 : Maître Kawaishi, alors 7 dan, s'attache un jeune assistant japonais, Shozo Awazu, 6 dan. Celui-ci est adopté d'emblée et il va susciter une émulation nouvelle en battant l'un après l'autre tous les meilleurs judokas français. Il apporte aux pratiquants une aide précieuse et efficace en leur faisant profiter au mieux de sa propre expérience.
1950 : création de la revue JUDO.
1951 : premiers championnats d'Europe à Paris. Les Français enlèvent tous les titres. Le Japonais Daigo rencontre en ligne les 10 meilleurs Français et les 10 meilleurs Européens et les bat tous.
1951 : création de la fédération internationale de Judo.
1953 : Un étudiant Japonais nommé Ishiro Abe, 6 dan, s'installe à Toulouse. C'est une révélation. Une nouvelle forme de judo apparaît, basée sur la vitesse, le déséquilibre et l'utilisation de la force de l'adversaire.Il s'agit en fait du vrai judo. Les passions se déchaînent et cela aboutit parfois à des divergences et à des scissions. Les organismes se multiplient, mais cependant le judo progresse en qualité comme en quantité.
1956 : création de la fédération Française de judo et des disciplines assimilées ( qui deviendront associées ) : la FFJDA, la plus puissante fédération après celle du Japon. La troisième en France actuellement.
1956 : Henri Courtine médaille de bronze aux premiers championnats du monde de Tokyo ( pas de catégorie de poids )
1957 : Scission entre la F.F.J et le C.C.N.
1958 : Bernard Pariset également médaille de bronze aux championnats du monde, toujours à Tokyo.
1961 : des techniciens, dont Robert Boulat, préconisaient depuis plusieurs années les catégories de poids, qui affirment la formation sportive du judo. Après plusieurs expériences, elles sont introduites officiellement aux championnats d'Europe à Milan. Aux championnats du monde, que la France organise pour la première fois, à Paris, le Hollandais Geesink domine les japonais atteints dans leur honneur national !
1964 : le judo entre au jeux Olympiques à Tokyo en sport invité. Il y sera définitivement admis à Munich en 1972.
1967 : sortie de la progression Française d'enseignement du JUDO.
1970 : 300000 Français de 6 à 70 ans pratiquent le judo. Les compétitions internationales valent bien des satisfactions à la France.
1971 : réunification des différents organismes ( protocole d'accord FFJDA, FNJT ). Arrété ministériel créant le comité national des grades.
1972 : 3 médailles de bronze pour le judo Français aux jeux Olympiques de Munich, pour Jean-Jacques Mounier, Jean-Paul Coche et Jean-Claude Brondani. Le judo inscrit définitivement comme sport olympique.
1975 : Jean-Luc Rougé, premier Français champion du monde, poids mi-lourds, à Vienne.
1980 : Jocelyne Triadou, première Française championne du monde à New-York.
1980: Thierry Rey et Angelo Parisi sont champions olympiques à Moscou.
1982 : 4 championnes du monde à Paris ( Brigitte Deydier, Natalina Lupino, Béatrice Rodriguez et Martine Rottier )
1988 : Le judo féminin, sport de démonstration aux jeux olympiques de Séoul.
1988 : Marc Alexandre est champion olympique à Séoul
1994 : Première coupe du monde masculine par équipes de nation, à Paris, la France remporte le titre.
1996 : 3 champions olympiques à Atlanta ( Marie-Claire Restoux, David Douillet et Djamel Bouras ).
1997 : 4 champions du monde à Paris ( Christine Cicot, Marie-Claire Restoux, Séverine Vandenhende et David Douillet )
1999 : Larbi Benboudaoud devient champion du monde à Birmingham
2000 : Jeux olympiques de Sydney, Sévérine Vandenhende championne olympique, David Douillet décroche son 2ième titre olympique et devient le judoka le plus titré de tous les temps.
2001 : Céline Lebrun et Frédéric Demontfaucon deviennent champions du monde à Munich
2003 : Frédérique Jossinet, Annabelle Euranie, Daniel Fernandez, Ghislain Lemaire et Larbi Benboudaoud deviennent vice-champions du monde à Osaka
de nos jours : bientôt 600000 licenciès en France, 2 nation mondiale, première nation européenne, 6 médailles aux derniers jeux Olympiques de Sydney.
Le tournoi de la ville de Paris est l'un des 3 plus grands tournois du monde sur le calendrier international.
Le judo est partout. Il n'y a plus de petites nations. Et les palmarès des compétitions internationales sont de plus en plus variés.
La fédération Française, c'est 10 régions, 35 ligues, 87 comités départementaux, 5600 clubs.
L'essonne, c'est un département et une ligue à la fois, c'est 15000 licenciés, 1000 ceintures noires, 3 discrits ( ouest, est et sud ), 112 clubs.
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